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Institut des Frères des Écoles Chrétiennes
L'Institut en France
Cette page d'histoire développe le dossier historique de L'histoire de l'Institut est présentée par ville.
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Besançon : deux siècles de floraison d’œuvres
Comme en beaucoup de villes, ce sont les municipalités, en lien avec les paroisses, qui ont d’abord fait appel aux Frères. Une présence de deux siècles de soubresauts. En 1705, pour fuir les tracasseries parisiennes, Monsieur de La Salle installe sa congrégation naissante à Saint-Yon, dans la banlieue de Rouen. De là, viendront les premiers Frères en Bourgogne-Franche-Comté. Après la Révolution, quand la détente s’amorce, la vie chrétienne reprend. L’archiprêtre de la cathédrale de Besançon fait appel à l’Institut pour doter sa paroisse d’une école gratuite pour les garçons. Trois Frères arrivent en juillet 1806, et l’ouverture de l’école Saint-Jean se fait le 15 du mois. Dès le début, et malgré l’inconfort des locaux, c’est le succès : 200 élèves. Problème de méthodesComme les Frères sont reconnus par l’État et l’Université, ils sont aussi demandés par les municipalités, en lien avec les paroisses, pour tenir les écoles communales. En 1820, le maire de Besançon demande deux Frères, qui seront rémunérés par la ville. Cette nouvelle école prend le nom de Saint-Pierre. Les Frères utilisent la méthode simultanée : le maître s’adresse à un groupe d’élèves de même niveau. Or, à cette époque, il y a des adeptes d’une nouvelle méthode dite mutuelle, ou Lancaster. Un seul maître pour un grand nombre d’élèves, voire plusieurs centaines. Le maître s’adresse à un petit groupe de moniteurs, qui vont ensuite redistribuer leur savoir à des sous-groupes. Besançon et le Conseil Général encouragent la méthode, et lui votent des crédits importants. Les Frères, fidèles à la "simultanée", voient leurs subventions supprimées… Finalement, le Conseil municipal, dans sa séance du 17 août 1837, les rétablit, reconnaissant "que la bonté de la méthode des Frères n’était plus un problème, et qu’elle était appréciée des chefs les plus expérimentés de l’Instruction Publique." Savoir-faire reconnuLe 18 janvier 1866, à la demande du Préfet et du Conseil Général, les Frères reprennent l’École des Sourds-muets.
Un rapport de l’abbé Lalloz témoigne que "les Frères ont été admirables de dévouement." La maison fut aussi un relais dans une filière de "passeurs", au cours de la guerre 39-45. Le Frère Maurice Lacomme, ancien Visiteur, en était l’agent responsable et discret. Actuellement, à Saint-Claude, subsiste une communauté de 30 Frères en retraite, dans une maison qui a accueilli jusqu’en 2004 l’école Saint-Bernard, dernière école de la ville sous tutelle lasallienne. Frère Joseph Bonnet |
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