Institut des Frères
des Écoles Chrétiennes
Vocation de Frère
- Pour que les jeunes
aient la vie !
- Des Frères témoignent
- Signes de la vocation
- Étapes de formation
- Dimensions de
notre vie de Frères
- Contacts
5
questions à...
Saint-Denis
Voir aussi :
Pastorale
des choix de vie
Réseau lasallien Jeunes
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Les dimensions de notre vie de Frères
Le monde est à aimer, avec « les yeux de la foi »
- « Dieu veut que tous les hommes parviennent à la connaissance
de la vérité
et soient sauvés. » (1
Tm 2,4)
Nous aimons ce monde et son tourbillon. Nous nous en
sentons solidaires et par les yeux de la foi en Dieu nous savons que
son Esprit travaille profondément
nos contemporains assoiffés de vie.
Frères, nous ne pouvons supporter que des enfants et des jeunes – nos
frères – se perdent dans un monde de violences, sans amour, sans
espérance, sans joie.
Chaque jour, la foi nous fait rencontrer Dieu aussi bien “sur le terrain des
jeunes”, que sur le banc de la chapelle. Comme Frères enseignants
et éducateurs, nous expérimentons que Dieu a quelque chose à nous
dire par la bouche des jeunes. Nous avons à dire Dieu à ces
jeunes et nous avons à parler de ces jeunes à Dieu. Voilà le
cœur de notre vocation !
L’expérience de Dieu
Nous vivons l’expérience de Dieu à travers trois
formes privilégiées qui rythment notre quotidien : prière
des Heures de l’Église, prière silencieuse (oraison),
eucharistie.
Ces « retrouvailles » de la communauté,
matin et soir, vivifient notre fraternité et notre mission. C’est
là que
nous faisons monter vers Dieu l’intercession pour les jeunes qui nous
sont confiés, et pour tous les jeunes en difficulté dans le
monde.
Notre communauté n’est pas un refuge pour âmes
sensibles ne supportant plus le monde tel qu’il est. Car ce monde,
nous l’aimons
avec les yeux de la foi. "Je suis venu pour qu’ils aient la vie
et qu’ils
l’aient en abondance." Jn 10, 10
Par notre consécration religieuse, l’éducation
devient "diaconie" (service)
- "Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder
le ciel ?" (Ac 1,11)
Jésus a besoin de nous. Comme il a été envoyé, à son
tour, il nous envoie. Sa mission, il nous l’a confiée :
annoncer à tout homme qu’il est aimé.
Le regard d’amour que le Christ porte sur les jeunes et particulièrement
les plus défavorisés, c’est par nos yeux qu’il passera.
Comme Jésus a partagé la vie des hommes de son temps, c’est
en partageant la vie des jeunes, dans le monde de la culture, de l’enseignement,
de l’éducation, que nous révélons l’existence
d’une Bonne Nouvelle qui concerne d’abord les pauvres, les déshérités,
les oubliés.
L’éducation est le
terrain de notre fraternité.
Notre appellation : “Frères des Écoles Chrétiennes” dit
où Dieu nous envoie.
Chemin de plénitude
En communauté, nous faisons cinq promesses.
- Un vœu d' “association pour le service éducatif des pauvres” qui
exprime vraiment notre originalité communautaire : l'accompagnement éducatif
toujours à inventer des jeunes et spécialement des plus démunis.
- Un vœu de "stabilité dans l'Institut" qui
exprime aujourd’hui
la nécessité d’un engagement tout entier de la personne
pour le service des jeunes.
- Nous prononçons aussi les trois
vœux traditionnels de la vie
religieuse :
Celui de pauvreté qui rappelle que Dieu est l'unique richesse
Celui de chasteté qui nous fait cheminer sur une route de distance,
de respect et de gratuité
Celui de l'obéissance, qui nous rend disponibles pour aller là où l’Institut
et l’Eglise nous appellent.
Culture, école et promotion humaine et religieuse
Le moyen apostolique que nous avons privilégié dès le
début de notre aventure, il y a plus de trois siècles, est celui
de l'éducation, par la culture et par l’école. Car, non
seulement, l'éducation est un moyen incontournable de libération
et de promotion humaine, mais nous savons aussi par expérience que
rencontrer les enfants et les jeunes par le truchement des disciplines scolaires
ou par des tâches de vie scolaire et de gestion est un formidable moyen
d’exprimer concrètement la Bonne Nouvelle de Jésus Christ
qui parle toujours au cœur des enfants et des jeunes.
C’est en partageant la vie des jeunes dans le monde de la culture et
de l’éducation que nous révélons la Bonne Nouvelle.
Quand la communauté fait jaillir la fraternité
- "L’Esprit Saint que le Père
enverra en mon nom vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que
je vous ai dit." (Jn
14,26)
C'est l'Esprit qui "pousse" encore aujourd'hui des éducateurs à devenir "frères" des
plus pauvres. Depuis trois siècles, nous expérimentons cette énergie
qui est à l'œuvre et qui ne vient pas de nous.
Dès le début, notre fondateur, Jean-Baptiste de la Salle, a
voulu enraciner la communauté qu'il venait de fonder, dans la consécration à la
Sainte Trinité. Car, il savait que, si Dieu est unique, il n'est pas
solitaire. Il n'y a qu'un Dieu, mais c'est un Dieu solidaire. L'amour qu'il
nous donne, c'est la participation à sa vie même, qui est échange
d'amour. Et annoncer la Bonne Nouvelle, ce n’est pas « donner
Dieu » aux jeunes mais les faire pénétrer dans la
vie d’un Dieu qui est échange d’amour.
On ne peut pas le garder pour soi.
Mais, on ne peut être solitaire pour annoncer un Dieu solidaire. On
ne peut chasser la solitude que par la solidarité.
Se dire Frères, c’est vivre nos relations, au jour le jour, avec
nos collègues, avec les jeunes, avec ceux que nous rencontrons comme
une grâce reçue.
Être Frère, c’est apprendre à dire
en vérité, à tous ceux que nous rencontrons, et plus
particulièrement aux enfants et aux jeunes les plus défavorisés : « Tu
es mon frère ! ». C’est devenir un grand frère
pour les plus jeunes.
Pouvoir dire à quelqu’un : « Tu es mon
frère ! »,
c’est lui dire, implicitement, même s’il n’est pas
prêt à le comprendre : nous avons le même Père,
et c’est le même Esprit qui nous unit. C’est la communauté qui
permet cet apprentissage par la contemplation du Mystère de la Trinité et
le frottement quotidien entre nous.
Et quand on découvre que le Dieu
trinitaire et les Frères font croître en Vie et en Joie, on
ne peut plus le garder pour soi !
- Notre fraternité vécue
en communauté est
signe de la présence de Dieu.
Elle invite à la vie.
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